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« L’implantation de la médecine à l’UVSQ a nécessité ténacité et clairvoyance »

le 1 octobre 2016

Alain Baglin, médecin, doyen de la Faculté de médecine de 2000 à 2010.

En novembre 2001, le rattachement de la faculté de médecine Paris-Île-de-France-Ouest à l’UVSQ est officiel. Pourtant, ce n’est que le début de l’aventure pour vous et votre équipe ?

Alain Baglin : Effectivement. À cette date, nous quittons officiellement Paris-V, ce qui n’a pas été facile, pour rejoindre l’UVSQ, qui, grâce à sa faculté des sciences, nous offre des moyens très intéressants en matière de formation pour la première année. Néanmoins notre installation définitive dans le bâtiment qui abrite aujourd’hui l’UFR des sciences de la santé à Montigny ne se fera qu’en 2012. À notre arrivée, nous sommes d’abord « hébergés » par la faculté des sciences humaines et sociales qui dispose de grands amphithéâtres puis nous prenons place dans des locaux préfabriqués à Guyancourt. Ces locaux provisoires ne peuvent être qu’une solution d’attente. De plus, il nous faut impérativement des locaux de recherche. Avec la présidente de l’époque, Sylvie Faucheux, nous entamons alors une longue bataille pour aboutir, en 2009, à la signature d’un partenariat privé/ public permettant la construction du bâtiment actuel. Je n’étais donc plus doyen lorsqu’il est sorti de terre mais je le considère néanmoins comme un de mes enfants !


Malgré des conditions matérielles non optimales, votre faculté se classe régulièrement parmi les premières au concours de l’internat.

A.B. : C’est parce que les étudiants travaillaient dans des conditions difficiles que j’ai mis un point d’honneur à leur offrir un enseignement de qualité, pour augmenter leurs chances de succès. Ma priorité, pour y parvenir, a été de maintenir la cohésion au sein du corps professoral, en communiquant auprès des équipes, en dialoguant avec les professeurs. Au cours de cette période, je publiais une lettre trimestrielle les informant de toute l’actualité de la faculté, qui effectuait sa « traversée du désert ». Le dialogue avec les étudiants a été tout aussi déterminant. La mise en oeuvre des deux réformes des études médicales que nous avons vécues à cette époque s’est faite en partenariat avec eux, sous la forme de groupes de travail où la parité enseignants/ étudiants était respectée.


La collaboration avec les établissements hospitaliers du territoire a également contribué à cette réussite ?

A.B. : Oui, la faculté de médecine a été bien accueillie dès sa création par les établissements (au-delà des hôpitaux universitaires) implantés sur le territoire comme Foch, Poissy/ Saint-Germain-en-Laye et Versailles. Nos étudiants ont pu y côtoyer des pathologies très diverses et des malades représentatifs de la population. Cette immersion s’est avérée très formatrice pour leur pratique.